Les responsables du "Meltdown", un bar à cocktail de Rennes ayant reçu de nombreuses plaintes de clientes harcelées dans leur établissement, ont décidé de réagir.
En réponse à ces plaintes, les responsables du "Meltdown" ont imaginé un cocktail anti-harcèlement (ou anti-relou).
Via une affiche dans les toilettes pour dames de l'établissement, le bar informe ses clientes qu'il suffit de commander un "Oeil d'Horus", un faux cocktail dédié uniquement à alerter le personnel d'une attitude inappropriée.
Un barman, ou un serveur se charge alors de venir en aide à la cliente en détresse. Elle peut même, éventuellement, être reconduite chez elle par un des membres du personnel.
Les différents codes du cocktail anti-harcèlement ou anti-relou
Ce n'est pas la première fois qu'une initiative de ce genre est prise.
De nombreux bars américains ont à leur carte un cocktail codé : "Angel Shot", qui a le même objectif que "l'Oeil d'Horus".
Au Québec, c'est un "Angelot" qu'il faut commander.
A Rouen et dans certains bars de France, une cliente se sentant en danger ou simplement importunée, peut demander au personnel à "Voir Angela". pour appeler à l'aide.
"Voir Angela" est un code imaginé par nos voisins Britanniques pour une campagne anti-harcèlement.
Chez nos voisins Allemands, c'est la phrase "Luisa est là" qu'il faut prononcer.
Ses codes anti-harcèlement peuvent aussi être utilisés par les homosexuels, hommes ou femmes ou toutes personnes harcelées par des individus trop entreprenants ou agressifs.
L'inconvénient est qu'il faut se tenir informé du code du cocktail anti-relou utilisé par le bar où l'on souhaite passer la soiré.
Ce qui est bien dommage est que cette information ne soit pas suffisamment relayée par les médias, radiophoniques et télévisuels.
Ainsi les agresseurs auraient connaissance de ces cocktails anti-harcèlement susceptibles d'être utilisés à leur encontre, dans les bars qu'ils fréquentent et réfléchiraient, peut-être, à deux fois avant de s'en prendre à leur victime.
On peut rêver !!!
Si on applaudit ces initiatives anti-harcèlement ou anti-relou, on ne peut que déplorer qu'elles soient encore, en 2019, malheureusement nécessaires.